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Topkapi


Un Divertissement Psychédélique Haut de Gamme

Chaque année c'est la même chose, entre le 20 décembre et le 5 janvier la télé nous abreuve d'une indigeste avalanche de rediffusions en tout genre... Heureusement Arte était là pour nous proposer l'excellent Topkapi, cinquième collaboration entre Melina Mercouri et son mécène et mari Jules Dassin. Trente-sept ans avant Ocean's Eleven et son casting glamourissime, Dassin nous racontait déjà les aventures rocambolesques d'une clique de bras-cassés prêts à tout pour réussir un casse dans le très exotique musée Topkapi au Caire. Pas de plans vertigineux, ni d'effets spéciaux à couper le souffle ici, mais énormément d'humour et une esthétique estampillée 60's délicieusement désuète. Un peu comme Gena chez Cassavetes, la sublime Melina trône admirablement au milieu de cet irrésistible écrin, sensuelle et féline au possible. A ses côtés, on trouve le très charmant Maximilian Schell, et surtout l'inénarrable Peter Ustinov, dont la composition de gros benêt vaut son pesant d'or, et pour laquelle il récolta justement un second Oscar ultra mérité ! Le moins que l'on puisse dire est qu'on passe un excellent moment avec eux, non seulement grâce aux talents des acteurs qui s'en donnent à coeur joie, mais aussi grâce à l'ingénieuse intrigue menée tambour battant par un Dassin en forme olympique ! A découvrir d'urgence, vraiment !
 
Topkapi - ma note pour ce film :
Réalisé par Jules Dassin
Avec Melina Mercouri, Peter Ustinov, Maximilian Schell, ...
Tu Vas Rire Mais Je Te Quitte
Rezo Films Judith Godrèche. Rezo Films

Petite Friandise Acidulée avec une Godrèche d'Anthologie

On est samedi soir, il fait froid et il pleut, vous n'êtes pas motivé pour sortir, et puis de toute façon votre superbe haut Agnès B. acheté en soldes est encore dans la machine... Allez on appelle son/sa meilleur(e) ami(e), on se commande une vingtaine de sushis, ainsi qu'un pot de Häagen Dazs aux litchis pour les plus gourmands, et on enquille le DVD de Tu vas rire mais je te quitte ! Après tout on a beau idolâtrer Hitchcock, ne jurer que par Bergman ou Pasolini, de temps en temps notre cerveau de cinéphile à aussi besoin d'être dorloté. Pourquoi ne pas faire la connaissance d'Elise, charmante actrice à la carrière désastreuse (elle est notamment passée par une sitcom AB...), sans le sous, qui vient de larguer son inculte de mec ("Kundera c'est un auteur japonais, non?"...), qui cherche à finir dans le lit d'un éminent philosophe, et qui tente de survivre tant bien que mal dans la jungle parisienne...Bon, certes, l'histoire de la célibattante cru-cruche on a déjà vu ça cent fois, qu'elle ait les traits de Melanie Griffith (Working Girl) ou Renée Zellweger (Bridget Jones' Diary), mais ici c'est notre Judith Godiche... euh Godrèche nationale qui s'y colle. Après ses débuts "intellos" chez Doillon, Jacquot et Assayas, Klapisch avait révélé une nouvelle facette de la comédienne dans son Auberge Espagnole, mais c'est véritablement dans ce rôle de fausse-idiote peroxydée qu'elle excelle ! Mi-Marilyn, mi-Julia Roberts, elle est la digne héritière des jolies gourdes qui firent le succès des comédies hollywoodiennes des années 40, et arrive même à rendre attachante son personnage. Pour être franc, le scénario de Philippe Harel n'évite pas tous les écueils, mais certaines répliques sont tout bonnement à mourir de rire ! Et malgré quelques longueurs (les passages avec le très irritant Sagamore Stévenin sont dispensables), le film se regarde avec beaucoup de plaisir, en grande partie - je le répète - grâce à l'abatage de la formidable Judith. On est loin du chef d'oeuvre, mais pourquoi se refuser cette guimauve rose-bonbon histoire d'égayer un peu ces mornes jours hivernaux...
 
Tu vas rire mais je te quitte
Réalisé par Philippe Harel
Avec Judith Godrèche, Sagamore Stévenin, Ariane Seguillon, ...
Avant 2008...
Après quatre (longs) mois passés loin de la blogosphère Allociné, j'ai pris la décision (sagement méditée) de profiter de cette fin d'année pour insufler une nouvelle vie à mon petit monde virtuel. Tellement de choses à vous faire partager... ; ) Mais avant tout, je tiens à remercier les nombreux internautes qui m'ont envoyés leurs très amicaux messages de soutien, avec une pensée toute particulière pour Fritz, of course ! Ceci étant dit, je vous laisse profiter des derniers posts publiés ^^ Bonne lecture !
 
Farewell...
Pour de douloureuses raisons personnelles j'ai décidé de fermer ce blog. Sachez néanmoins que j'ai pris énormément de plaisir à rédiger chacun de ces articles, et peut-être plus encore à lire vos commentaires souvent très encourageants... J'ai évidemment une pensée toute particulière pour Fritz, qui a été là dès le début (là on dirait presque un discours de remerciement pour les Oscar), et pour qui j'ai une admiration sans borne. Sa chronique sur les années 1980 notamment, emplie d'un doux parfum de nostalgie, est un pur régal ! Et puis, de manière plus générale, merci à tous les nombreux autres anonymes qui ont fait défiler ces pages...

 
Crustacés et Coquillages
Valeria Bruni-Tedeschi et Gilbert Melki. Bac Films

Après trois longs-métrages, dont les très remarqués Jeanne et le Garçon Formidable et Drôle de Félix, Olivier Ducastel et Jacques Martineau nous livre un drôlissime vaudeville estival ! Et puisque le film est presque passé inaperçu lors de sa sortie - et ce malgré d'excellentes critiques - je ne vois pas de meilleur moment pour le découvrir ! Alors que juillet et août nous apportent leur lot habituel de blockbusters inconsistents, sans oublier la sempiternelle saga de TF1 qui vous dévore quinze neuronnes par seconde, pourquoi ne pas vous laisser emporter par le flot de désire qui domine Crustacés et Coquillages ? Pitch express : une famille passe des vacances au bord de la Méditérannée, Marc, sa femme Beatrix, leurs enfants Charly et Laura. Arrive ensuite le beau Martin, fort de son récent coming-out, puis l'amant encombrant de Beatrix... Evidemment on croit avoir lu ou vu ça sans fois, le réveil ou la découverte de désirs enfouis... et en effet, le film en lui-même n'a rien de bien novateur, mais qu'importe ! Les dialogues sont excellents, très très bien écrtis, plein d'humour et de sensibilité, jamais mièvres, et toujours justes. Et puis les réalisateurs ont fait appel à deux acteurs trop sous-estimés : Valeria Bruni-Tedeschi, rayonnante d'un naturel rafraichissant, et Gilbert Melki, à mille lieux de ses premiers rôles, joue son personnage avec énormément de pudeur et de sobriété. En outre, les quelques scènes chantées-dansées qui ponctue le film ne font que renforcer sa légèreté et son charme ! Il se regarde avec le même plaisir que l'on déguste un plateau des délicieux crustacés et coquillages mentionnés dans le titre, au bord de l'eau, un bon verre de vin blanc à proximité... Oui, c'est le mot : délicieux !
 
Crustacés et Coquillages - ma note pour ce film :
Réalisé par Olivier Ducastel, Jacques Martineau
Avec Valeria Bruni Tedeschi, Gilbert Melki, Jean-Marc Barr, ...
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